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Sylvain Morazzani

シルヴァン モラザニ

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Images aléatoires

Lundi 13 décembre 2004

Ce week-end, c’était la soirée de fin de semestre du club de Kendo. IL fallait dire au revoir aux quatrièmes années avant qu’ils ne partent.

 

On m’a demandé de porter un costard. Je n’en avais pas. IL a fallu que j’en achète un le plus vite possible et pas trop cher. JE suis content j’en ai trouvé un. Il me resservira de toute façon.

 

IL y avait beaucoup de monde dans le restaurant : les élèves, les professeurs les anciens. Il y avait une très bonne ambiance. La nourriture était déjà installée sur les tables. C’étaient des sortes de marmites avec des légumes et de la viande. Même les  baguettes étaient personnalisées au club de kendo. Nous avons commencé par les discours des professeurs vers 18h. Ensuite, c’était l’heure de faire Kampai c'est-à-dire de trinquer. A partir de là les japonais sont dans un autre monde. Quasiment tout est permis mais c’est également une parenthèse. C'est-à-dire qu’il ne faudra pas en reparler le lendemain par exemple.

 

Pour parler avec quelqu’un il vaut mieux venir avec un verre vide. Votre interlocuteur va vous le remplir et vous pourrez avec lui un petit moment. Surtout si c’est un professeur ou un ancien capitaine. Les élèves vont voir les professeurs pour avoir des conseils sur le kendo ou tout simplement trouver du travail. Il y a une grande solidarité et il n’est pas rare de voir des anciens élèves dans les entreprises des professeurs ou des anciens. Une sorte de grande famille. Cela dure deux heures. Tout le monde reste en costard et salue plusieurs fois dans la soirée. La soirée se termine par une chanson. Je n’ai pas compris les paroles. La soirée se termine, que dis-je, ce n’est que le début.

 

En effet, les étudiants vont ensuite se réunir dans un deuxième restaurant. L’ambiance est un peu plus détendue. On peut offrir des cadeaux et permettre de chacun de parler librement. On mange aussi mais on boit. Je crois que les cravates sont vites parties et les vestes aussi.

Cela dure là aussi environ deux heures mais ce n’est pas fini.

 

Avec les survivants, on va dans un troisième restaurant ou plutôt un bar dans lequel on pourra continuer à boire mais on pourra surtout rester pour dormir et se reposer plutôt que de rentrer bourré. Ce n’est pas plus mal.

 

Je pense que les japonais boivent beaucoup et beaucoup plus que les français. Ils peuvent dépenser 100 euros dans une soirée comme ça. Et c’est vraiment assez souvent. J’ai compris maintenant comment les japonais s’amusaient. Enfin je commence à le comprendre.

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
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