Fukuoka Tower: Le Blog de Sylvain sur le Japon福岡タワー:日本のシルヴァンのブログ
Lorsque je suis arrivé au Japon, je ne savais pas trop quoi faire comme sport et pourtant il n’en manque pas. Je pensais continuer le rugby comme je le faisais en France.
Cependant, j’ai découvert le kendo, l’escrime japonais mais je devrais plutôt dire le sport qui a remplacé les combats de samouraïs.
Nous sommes allés à cour de démonstration. J’ai trouvé sur le coup tout cela violent. En effet, tout le monde crie et j’ai l’impression que cela fait mal.
Le sabre est en fait un shinai qui est un sabre fait de quatre lames de bambous. Le bruit vient surtout du bambou lorsqu’il cogne.
Je décide de m’investir dans ce sport pour essayer. On nous prête l’habit traditionnel comme dans les films de samouraïs et on teste. Mais attention, les japonais ont décidé de nous mettre à l’épreuve. Bien sur, nous n’allons pas combattre avec eux.
On nous met à l’écart pour apprendre les techniques fondamentales. On nous explique comment saluer, ce que l’on doit dire…
Ensuite on nous apprend les mouvements des pieds et des bras en totale coordination.
Dans ce sport, l’un des principes est de taper du pied au moment de la frappe. Les japonais ne doivent pas avoir les pieds comme nous car ils font vraiment un bruit sourd et violent. Nous nous sommes entraînés pendant trois semaines avant de réussir à avoir un bruit qui puisse se rapprocher à peu près de celui des japonais.
Au bout d’un mois, j’ai été autorisé à intégrer le cercle. On m’a fait choisir ma tenue qui se compose d’un tablier sur les hanches (taré), d’une armure ventrale (do), d’un casque (men) et de gants (kote). Au kendo, il y a trois touches valables : celle sur la tête, sur le do et sur le kote droit.
Le but est donc de toucher son adversaire en évitant la contre attaque possible.
La première fois que j’ai mis mon casque j’ai eu très chaud. Mes pieds me faisaient mal et je n’en pouvais plus. Cela permet de travailler tous les muscles du corps comme cela. Je pense avoir réussi le petit test d’être resté et de montrer que je voulais m’investir dans ce sport.
Maintenant cela fait deux mois que je m’entraîne environ quatre fois par semaine. C’est parfois dure parfois moins dur mais les gens du kendo sont très sympas. Ils ne parlent pas très bien anglais mais cela permet de pratiquer le japonais. Je pense que je me sens vraiment au Japon à travers ce sport qui est né en fait après la période meiji pour continuer à pratiquer en quelque sorte de manière pacifique les règles et les techniques du samouraï.
Je trouve également que le geste est très beau et pur. Il faut être rapide et attentif. Mon capitaine Wakeyama m’enseigne doucement mais il me dit que je pourrais devenir champion de France. Je ne sais pas car il est difficile de pratiquer ce sport en France.
C’est l’un des rares sports où les filles et les garçons peuvent combattre ensemble. Je n’ai pas encore compris pourquoi alors que dans tous les autres sports la plupart sont séparés.
Si vous avez une réponse, je veux bien la connaître.
bah voila, je suis émerveillée par ce que je viens de voir et de lire. A chaque fois que je lis ton blog c'est comme une bouffée de voyage qui m'emplit, d'autant plus que c'est vraiment différent de chez nous... J'adore!Je suis ravie d'avoir des nouvelles de cette façon là, c'est ludique et ça me permet de savoir ce que tu fais pas à pas. Pour ce qui est du championnat de kendo, faudra que tu te renseignes, tu as peut-être raté ta voie!!en attendant, envoie le max de photos possibles, car ma mère en redemande!!!lol...
Marion