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Sylvain Morazzani

シルヴァン モラザニ

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Images aléatoires

Jeudi 11 novembre 2004

Le vélo : Il est très facile de faire du vélo au Japon et en particulier à Fukuoka. Cependant, cela peut se révéler très dangereux. C’est l’anarchie. IL n’y a pas de code. De plus, les vélos sont plus considérés comme des piétons donc ils sont sur les trottoirs. Pas de priorité, pas de regard en arrière pour vérifier que quelqu’un vient. En effet, il semblerait que les japonais ont un rapport différent à l’espace que nous. Cela peut se voir dans plusieurs occasions. C’est l’une des différences fondamentales avec notre mode de pensée.

 

            Ils n’ont pas d’arrière. Tout ce qui se passe derrière eux ne les concerne pas. C’est pour cela également que les japonais ne tiennent pas la porte en sortant d’un magasin à la personne derrière. Ce qui peut être très surprenant si l’on n’est pas prévenu.

 

Gauche, Droite : Tout est à l’envers à ce niveau là. Bien sur les voitures mais les portes, les freins du vélo. C’est très dur de s’habituer et je me suis fait avoir plusieurs fois. Pensant avoir fermé la porte en fait je l’avais simplement laissé ouverte.

 

Les toilettes : Les toilettes sont adaptés à la taille moyenne des japonais qui est sensiblement plus basse que celle des européens. On a vraiment l’impression d’être au ras du sol. Pour les garçons, il faut aussi bien viser.

 

Vaisselle et machine à laver : Je me suis rendu compte que mon voisin faisait la vaisselle à l’eau froide. Je n’ai vraiment pas compris pourquoi. Par la suite, je suis allé récupérer une machine et en fait, l’eau utilisée dans la machine pour le linge est froide aussi. Je me suis vraiment demandé pourquoi. J’étais même énervé puisque mes affaires n’étaient pas vraiment propre. On peut expliquer cela par le fait que pour les japonais c’est le froid qui purifie et non le chaud comme chez nous. C’est pour cela que les petits japonais court souvent torse nus même s’il neige. Le froid purifie les vêtements comme la vaisselle. Je veux bien comprendre cet argument culturel et ne pas porter de jugement mais le résultat était que mes fringues étaient sales !!

 

IL n’y a pas de lumière dans les frigos japonais. La climatisation est partout. Il est possible de tomber malade tout le temps.

 

Au supermarché, les caissières sont debout. Lorsqu’on a un panier, elles comptent les objets en les mettant dans un autre panier. Elle nous donne le panier avec des sacs plastiques. Ensuite à nous de faire nos propres paquets dans des sacs plastiques sur une table plus loin.

 

Je suis allé à un entraînement de Kempo art martial japonais. Tout le monde portait un kimono bien sur mais avec une croie gammée. Assez surprenant noire sur fond blanc. Cependant, elle était à l’envers signe de symbole et de puissance dans le bouddhisme.

 

 

Autant l’espace intime est différent chez les japonais que chez les français, autant il est possible de trouver des mangas pour des petites filles de 3 ans à coté de mangas pornographiques.

 

 

Obsession du poids : les Japonaises sont obsédés par le poids. A la cantine, le nombre de calories est indiqué à chaque fois ainsi que sur les paquets dans les magasins. Il y a même une balance dans la cafétéria du lycée.

 

Mon voisin a acheté des biscuits dans un konbini (supérette japonaise). IL se trouve que les biscuits n’étaient plus bon alors que la date sur le paquet oui. IL a alors appelé directement l’entreprise qui fabriquait ces biscuits. Le responsable s’est confondu en excuse. IL est arrivé 30 plus tard avec deux cartons remplis de biscuits… non avariés.

 

 

Un jour à la cantine, alors qu’un orage venait de commencer, une japonaise a sorti son fer à friser et c’est coiffé en plein milieu de mon repas. Elle a testé de nouvelles coupes, elle était contente d’elle mais en sortant cela n’a pas tenu 5 minutes parce qu’elle n’avait pas de parapluie.

 

Je suis allé dans un 100 yen shop. C’est une sorte de foire à un euro qui permet de faire de bonnes affaires et de gagner de l’argent. J’achète deux articles. Le calcul est facile à faire. Je pose deux pièces de 100 yens à la caisse. Le caissier au lieu de me dire quelque chose attend. Je ne comprends pas. Mais oui j’avais oublié la taxe de 5% sur tous les articles. Bien sur, je n’avais pas de monnaie. IL a fallu que je sorte un billet de 1000 yen et il m’a donné pleins de petites pièces qui ont bien remplis mon porte-monnaie.

 

 

La première fois que je voulais faire du repassage, je suis allé à l’étage des filles pour chercher le fer. Après trente minutes de travail, le concierge arrive en courant en me demandant de remplir une feuille pour savoir qui avait emprunté le fer, à quelle heure j’avais commencé et à quelle je finirais. Incroyable. Sur le  coup j’ai vraiment pensé que en fait les chinois n’étaient pas communistes mais tout simplement japonais. Mais en fait, en y réfléchissant, cela permet de savoir qui a été la dernière personne à avoir utilisé le fer. IL n’y a pas de notion de tu  casses tu payes mais simplement pour savoir à qui demander le fer si on le garde par mégarde. En France, le fer aurait été perdu et tout le monde aurait été obligé d’en acheter un nouveau. Cela m’a choqué mais j’ai vite compris l’utilité de ce système.

 

Je suis allé faire du badminton avec une copine française. Cependant, les filles jouent normalement ensemble et les garçons d’un autre coté. Une japonaise nous propose un double nous acceptons. Puis à la pause, elle me demande si nous sommes en couple en anglais. La question me surprend énormément en sachant les japonaises discrètes sur ce thème et surtout parce qu’il est difficile de savoir au Japon qui est  effectivement avec qui. Je lui demande de répéter la question en me disant que je n’ai pas bien compris. Pourtant c’est bien ça. Je lui réponds poliment que non. Elle a l’air très surprise même fâchée. En fait, tout simplement parce qu’elle nous avait vu joué ensemble.

 

 

Au Japon, même les chaussures de bowling sont dans des distributeurs. On met l’argent, on choisit sa pointure et hop !!

 

IL est possible de payer sa facture de téléphone dans les konbinis (supérette). C’est très pratique mais je ne sais pas si nous pourrons le voir un jour en France.

 

Le vélo se vole beaucoup. Pourtant, ils ne mettent pas d’antivol. J’ai voulu faire des courses et je me gare dans une place normalement où on paye cent yens si on veut attacher son vélo. Je ne le fais pas. Personne ne le fait. Lorsque je reviens, quelqu’un avait attaché mon vélo à la borne à 100 yens. Je pense que c’était le gardien qui m’avait vu arrivé. J’étais très énervé. Comme toujours je n’avais pas de monnaie à ce moment là. Je n’ai vraiment pas compris.

 

 

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
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