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Sylvain Morazzani

シルヴァン モラザニ

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Images aléatoires

Samedi 27 novembre 2004

Sumo

 

Aujourd’hui était un grand jour. Depuis 15 jours on nous diffuse à la télé en boucle les images du tournoi de Sumo de Fukuoka : le Kyushu Bashô. Alors que l’an dernier je le regardais devant ma télé sur Eurosport, je suis dans le stade de ce célèbre tournoi.

 

C’était vraiment génial et j’ai vraiment apprécié. J’ai pris pas mal de photos mais j’ai surtout filmé.

 

Origine du SUMO :

 

Selon la légende japonaise, la véritable origine de la race japonaise dépendait de l’issue d’un combat de Sumo entre un Dieu et le chef d’une tribu rivale. Cependant, ce qui est sur c’est que le sumo est un sport vieux de 1500 ans.

 

Pendant la période Nara, la cour impériale organisait un grand tournoi permettant de célébrer la paix sur terre. Les origines sont d’ailleurs plutôt religieuses. Les premiers matchs étaient un rituel dédié au Dieux avec des chants et des danses. Au départ, c’était vraiment l’anarchie avec un mélange de boxe et tous les coups permis. Puis au fur et à mesure les règles et techniques ont été développés et ressemble au sumo d’aujourd’hui.

 

Les sumos ont été aussi de soldats pendant la période guerrière Kamakura. Ensuite, lorsque la paix est revenue, le sumo est devenu un sport avec des équipes professionnelles. L’association Japonaise du Sumo qui dirige la discipline est originaire de la période Edo.

 

Règles du Sumo :

 

Le terrain de Sumo est appelé Dohyo. Il y a des règles très précises pour la taille et pour la construction du terrain.

 

Une manche est gagnée lorsque l’un des opposants sort du cercle ou tombe dans le Dohyo. Pour perdre le match il ne s’agit pas de sortir ou de tomber complètement mais le sumo qui touche avec la moindre partie de son corps le sol (sauf les pieds bien sur) perd le match. Il est interdit de donner des coups de pieds, de tirer les cheveux, de taper sur la figure. IL est également interdit d’attaquer dans la ceinture qui protège les « organes vitaux ».

 

Il y a six grand tournois dans une année : 3 à Tokyo, un à Osaka, un à Nagoya et un à Fukuoka. Un tournoi dure 15 jours et chaque sumo se bat une fois par jour avec un adversaire différent. Le gagnant est celui qui a eu le plus de victoire sur l’ensemble de la quinzaine.

 

Banzuke ou le classement des Sumos :

 

Il y a aujourd’hui 800 sumos professionnels. Après chaque tournoi, le classement est révisé. Selon les performances, certains sont promus d’autres déclassés. La première division en quelque sorte comporte 5 catégories :

 

-         Yokozuna

-         Ozeki

-         Sekiwake

-         Komusubi

-         Maegashira

 

Dans le tournoi, les matchs commencent par la plus petite division avant de finir par la division dans laquelle participe le Yokozuna.

 

Sa position est unique. Dans le passé, seulement 62 sumos sont devenus Yokozuna. Une fois nommé, il ne peut être déclassé même malgré une piètre performance pendant un tournoi. Avant même de pouvoir prétendre à un tel honneur, un sumo doit avoir gagné deux tournois consécutifs en étant Ozeki (le rang en dessous). Il a du prouver qu’il était un homme de caractère avec des performances constantes.

 

Le rang de chaque sumo détermine un style de coiffure différent.

 

Les cérémonies du Sumo :

 

Avant le tournoi, tous les sumos arrivent sur le stade vêtu d’un tablier finement orné d’or qui représente la région d’où il vient ou son équipe. Une fois en cercle, ils font un rituel particulier et repartent avant de laisser la place au Yokozuna.

 

Le Yokozuna est accompagné d’un arbitre senior, et de deux sumos l’un portant un sabre. Le Yokozuna porte un tablier spécial. Il accomplit le rituel de Dohyo-ri. Après avoir claqué ces mains pour attirer l’attention des dieux, il étend ses bras sur les cotés et tournent ses paumes vers le haut pour montrer qu’il n’a pas d’armes. Ensuite, il lève une jambe haut dans le ciel et claque sur le sol afin de chasser les mauvais esprits. IL fait pareil avec l’autre jambe.

 

A la fin, un autre sumo accomplit le rituel de l’arc qui est signe de victoire pour le sumo du jour.

 

Les arbitres sont également classés. Selon le rang, ils porteront une robe différente et un éventail de couleur différente. IL rentre avec les combattants et ensuite les appellent par leur nom dans un style lourd et fort. Il est de coutume que chaque combattant choisisse un surnom poétique. Lorsque le combat commence, l’arbitre l’indique avec son éventail. Il regarde les mouvements de sumos et crie des mots d’encouragement.

 

Après être entrée sur le terrain, chaque sumo accomplit des actes rituels : se lave la bouche pour se nettoie avec une serviette le corps, il accomplit la danse du yokozuna pour chasser les esprits et enfin jette du sel sur le terrain pour purifier. Ensuite chacun se place, s’accroupit et se regarde mais ce n’est pas le début du match. Les sumos vont se relever deux ou trois fois afin d’être fin prêt. Aujourd’hui, il y a une limite de quatre minutes mais avant il n’y avait pas de règle et ce rituel pouvait durer dix minutes, ce qui rendait les choses très lentes.

 

 

 

J’ai pu voir les sumos de assez prêt et prendre des photos. C’était super bien organisé. Quasiment tout le monde est assis sur des coussins et à la fin de la journée, tous les coussins volent en l’air comme un signe de fin.

 

Le prochain Yokozuna est semble-t-il un natif de Fukuoka. C’était de la folie. Tout le monde l’encourage à fond. L’ambiance était vraiment géniale. Les sumos s’entraînent dans les temples depuis un mois maintenant et c’est très intéressant. Il y a même des russes, des mongols, un géorgien et un bulgare mais ce sport reste très japonais.

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
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Vendredi 26 novembre 2004

Il n'est pas rare de croiser dans la rue des gens entrain de jouer à u jeu bizarre. Ce n'est autre que le célèbre jeu pierre, ciseau, papier.

C'est assez étrange. En effet, par petits groupes ou alors par 20 personnes parfois, dans les clubs sportifs, dans les bars, tout le monde joue à ce jeu surtout les jeunes bien sur.

Il semblerait que ce jeu permette aux japonais de prendre des décisions plutôt que de passer par une longue série de négociations comme dans l'entreprise.

On peut y jouer plusieus fois à la suite

Aujourd'hui, j'ai surpris deux jeunes filles entrain de jouer à ce jeu pour savoir dans quelle direction il fallait aller. Elles n'étaient pas d'accord alors plutôt que de se séparer ou de se disputer elles ont préféré jouer au jeu. La gagnante a pu imposer sa direction.

Dans les bars, on joue à ce jeu pour savoir qui doit boire son verre cul-sec.

Est-ce qu'en France on joue à ce jeu pour prendre des décisions? Je ne pense pas.

Nouvelle forme de démocratie par le hasard comme à l'antiquité? Peut-être?

A votre avis?

 

 

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
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Vendredi 26 novembre 2004

Cela fait maintenant trois mois que je suis au Japon.

Je pense que c'est une bonne pédiode pour faire un petit bilan.

D'une part, c'est le temps pour s'habituer à la vie, avoir compris quelques principes de bases et avoir un moral un peu meilleur puisque maintenant j'ai quelques relations sympathiques.

3 mois aussi pour comprendre. Je faisais du japonais avant de partir à raison de 3 heures par semaine. J'ai appris la base base. Mais maintenant je comprend à peu près tout ce qu'on me dit sauf lorsque c'est vraiment du vocabulaire nouveau. Je peux m'exprimer aussi et j'apprend de plus en plus de caractères chinois.

J'ai l'impression de progresser par pic. Ce qui parfois peut-être un peu frustrant. Je travaille, je travaille, rien ne se passe et puis d'un coup je comprend ce qu'on me dit, la phrase vient naturellement.

Le japonais est tellement différent que parfois il est difficile de reconnaitre des formes verbales ou des mots. Ce n'est pas comme avec une langue latine ou l'anglais avec laquelle on peut essayer de se repérer.

Tout est à l'envers, donc parfois pour faire des phrases, je met un peu de temps.

Là où le Français énonce une phrase puis l'explication:

"je suis allé en ville parce que j'avais besoin d'acheter un manteau"

le Japonais dira:

"parce que j'avais besoin d'acheter un manteau, je suis allé en ville"

Comme ça cela semble simple mais en japonais pour des phrases plus complexes c'est difficile.

Egalement, pour les subordonnées:

"Le plat que ma mère a fait était bon."

En japonais,

" [ma mère a fait] le plat était bon"

Le japonais est une langue écrite très difficile avec en plus les niveaux de language.

 

Je pense que cela va aller de mieux en mieux. Il  ne faut pas oublier que tous mes cours sont en anglais également les cours de langue et je pense qu'il est d'autant plus difficile d'apprendre une langue en passant par une troisième langue que je ne maîtrise pas.

 

 

 

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
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Lundi 22 novembre 2004

Amélie Nothomb est très célèbre au Japon. J'ai pu trouver tous ces romans et essais dans les différentes librairies de ma ville. J'ai même trouvé une biographie et des essais critiques à son encontre.

Je voudrais parler de Stupeur et Tremblements, livre qui parle beaucoup du Japon. Je ne travaille pas en entreprise et je ne ferais pas de stage. Je ne peux donc pas dire si cela se passe comme elle le décrit dans son livre. Certains disent au Japon que c'est pire que ça, d'autre expliquent qu'elle a exagéré ses propos.

Pour ma part, j'ai emmené son livre avec moi. Je me suis dit que le lirais de temps en temps pour voir et comparer. Puis finalement, après une discussion avec un professeur, je me suis dit qu'il fallait me laisser un an pour me faire ma propre expérience du Japon et comprendre aussi ce qui a pu arriver à Nothomb.

Car finalement, nous n'avons qu'une version des faits. Tout le monde connaît la personnalité d'Amélie Nothomb assez boulimique. Elle a peut-être considéré qu'elle était importante dans cette entreprise, qu'elle pouvait prendre des initiatives. L'entreprise japonaise est différente de l'entreprise européenne. IL faut le comprendre et l'accepter.

Est-ce que cela mérite un traitement pareil pour un employé? Je ne le crois pas bien sur mais si on réfléchit. Les règles sont bien établies au Japon. C'est un pays sûr. IL n'y a pas de problème particulier de sécurité, d'ordre de discipline. Cependant, je pense que si quelqu'un traverse la ligne jaune alors là il n'y a plus de limite et tout peut arriver même dans l'excès. Je ne sais pas d'où cela vient mais il me semble que c'est comme ça.

C'est ce qui a du être le cas pour Amélie Nothomb.

 

J'ai décidé de mettre son livre de côté et de relire à la fin pour voir.

 

 

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
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Samedi 20 novembre 2004

J'ai un cours qui s'intitule natural wolrd of japan. LE professeur Johnson est vraiment quelqu'un de très sympas. Il nous emmène toujours en ballade à travers le Japon à la recherche de nouvelles plantes... Sa femme également est très gentille, elle fait des brownies excellent.

Cependant, aujourd'hui, M. Johnson a décidé de nous faire lever à 5h du matin pour aller chercher des fossiles dans une région voisine de Fukuoka.

En fait, nous sommes allés sur l'île de Honshu. NOus avons donc pris un pont pour traverser et je me suis rendu compte que les îles étaient vraiment très proches.

RDV 6 heure du matin et c'est parti pour deux heures de voiture ou plutôt de van. NOus sommes partis à deux voitures: l'un à 12 et l'autre à 7.

C'était très amusant. Nous sommes d'abord allé visiter une grotte construite il y a des milliées d'années par des tremblements de terre et l'acumulation de corail. A vrai dire elle n'était pas vraiment très grande et pas très spectaculaire même si c'est toujours beau.

Ensuite nous sommes allés dans une grande plaine. La première vraie plaine du Japon avec aucun bulding autour. Ma camarade Eiko m'a dit que cela ressemblait à un paysage celtique. JE crois que cela n'était pas loin de la vérité même si je ne suis jamais allé en Irlande.

La particularité de cette plaine est qu'elle est parsemée de cailloux plus ou moins gros et que parfois il y a de gros trous dans la terre. Cela signifie qu'une cave est surement dessous et que l'eau aspire la terre vers le bas. C'est assez impressionnant.

 

Nous sommes allés au musée du coin. On nous a diffusé une vidéo de 1970 sur la vallée puis ensuite nous avons pris un marteau et une loupe pour casser du caillou dans l'espoir de trouver quelques fossiles d'un coquillage voire d'un animal.

C'était très difficile voire dangereux par moment.

Ensuite nous sommes repartis pour déjeuner. Nous pensions que cela était fini et que nous allions pouvoir rentrer. C'était bien mais tout le monde dormait. Non, non, M. Johnson avait décidé à nouveau de nous emmener dans un une fôret secrète avec pleins de pierre en ardoise. Nous avons donc du prendre encore notre marteau et casser, casser, casser et encore casser des cailloux...

 

... POur trouver simplement quelques traces d'organismes vivants.

Nous sommes rentrés à l'avance et avant de partir M.Johnson nous a dit que au moins pour l'an prochain il sait qu'il n'a pas besoin de donner rendez-vous à 6h du mat....!!!!!

 

Merci!!! Non, en fait c'était très sympa. On a vu du pays.

 

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
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Mercredi 17 novembre 2004

Nous sommes allés à Kyoto pendant trois jours. Ce n’est pas assez pour tout voir autant le dire de suite. Cependant, notre responsable connaît très bien la ville. Nous l’avons suivi et il nous avait concocté un très bon programme même si à la fin du week- end j’en avais marre des temples et des statuts de bouddha.

 

Kyoto est une ville très simple pour se repérer parce qu’elle a été bâtit sur le plan d’une capitale chinoise. Elle est faite de rues verticales et horizontales et tout est indiqué en romaji. La plupart des sites sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Sanju-sangen-do : c’est un temple pas trop grand où est logé plus de 1000 statut de Bouddhas gardé par 28 grosses statut en bois qui représentent des divinités protectrices. IL y a un charmant jardin zen. Cependant il est impossible de prendre des photos de l’intérieur.

 

 

Rokuon-ji : C’est le temple en or au milieu du lac. Sa particularité est qu’il change vraiment à chaque saison. On a l’impression de voir quelque chose de différent alors que c’est le même temple. Je ne sais pas qu’elle est la plus belle des saisons mais je pense que c’est pendant l’automne avec tous les arbres en rouges. IL flotte sur l’eau. J’ai vraiment eu l’impression d’être dans une autre dimension.

 

Ryoanji : Le ryoanji est un surtout un jardin et un jardin Zen. C’est l’un des plus célèbre dans l’histoire. On le retrouve souvent dans des films. On ne sait toujours pas quelle est la signification de ce jardin. L’extérieur est très bien conservé. IL existe une véritable lignée de jardiniers qui s’enseignent année après année, siècle après siècle la manière de gérer le jardin pour qu’il soit le plus fidèlement possible à l’original. Les jardins sont des œuvres d’art au Japon. De grand maître sont venus à Kyoto pour réaliser ses œuvres.

 

Kiyomizudera : Ce temple est l’un des plus grand de la ville. IL est situé sur une montagne et surplombe l’ensemble de Kyoto. C’est plus un complexe religieux d’ailleurs. La particularité est d’avoir des temples de couleur rouge et orange.

A partir de ce temple il est possible aussi d’aller une grande statue de bouddha et de voir de beaux temples jusqu’au parc Maruyama.

 

Arashiyama : à l’est de la ville se trouve Arashiyama qui est en fait une montagne mais dans tout ce quartier, il y a énormément de temples et de jardins zen avec même une allée de bambous à ne pas manquer. On peut également aller visiter le zoo des singes.

 

Byodoin : Ce temple se situe à l’extérieur de Kyoto mais c’est l’un des plus grands et sans doute le plus beau que j’ai pu voir jusqu’à maintenant. L’emblème de ce temple est le phoenix.

 

Nijojo : Au nord de la ville se trouve le château du Shogun avec son fameux parquet sifflant qui permettait de savoir si quelqu’un s’introduisait dans le château. Même si cela n’est pas grandiose, il est tout de même intéressant de voir comment est fait un château japonais à la différence des français et de comprendre comment un pan entier de l’histoire japonaise a pu fonctionner depuis ce palais.

 

Toji : c’est la plus grande pagode de la ville. Je ne suis pas allé au musée mais j’ai juste visité autour. J’ai eu la chance en effet de tomber sur un jour de marché. Il est possible de faire de très bonnes affaires et de ramener quelques antiquités même si parfois tout est cher alors que l’on voudrait tout ramener.

 

 

Gion : c’est le nom d’un quartier de la ville. C’est celui des animations et des festivités et aussi celui des geishas mais comme je l’ai déjà dit avant il n’y en a plus beaucoup. C’est plus devenue un quartier à prostituées à l’occidentale.

 

Gare de Kyoto : La gare est très moderne. C’est la plus grande que j’ai eu à voir. Je pense. Très intéressant.

 

 

 

 

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
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Mercredi 17 novembre 2004

Il fallait absolument que j’aille chez le coiffeur. Je n’en pouvais plus. Je ne savais plus comment me coiffais. Je repoussais à chaque fois l’échéance de peur que cela soit encore un bide et que je ne comprenne rien.

 

Donc je suis parti en vérifiant dans mon dictionnaire les quelques mots utiles dont je pourrais avoir besoin. Il  n’est pas facile de dire coupe à la brosse en japonais.

 

Donc je repère mon coiffeur, j’essaye de déchiffrer à quoi correspondent les prix et puis j’entre.

 

L’ambiance est totalement différente. On se croirait encore dans les années 60 avec les gros sièges, des appareils pas vraiment modernes mais ce n’est qu’en apparence. Je me fais comprendre et je paye de suite pour ce que j’ai demandé : un shampoing et une coupe. Sauf que au Japon c’est plutôt une coupe et un shampoing.

 

En effet, je m’installe sur le fauteuil. On me met une couverture avec une serviette dessous. Puis le coiffeur me mouille les cheveux avec une serviette humide chaude pour mouiller les cheveux, me demande ce que je veux et quelle taille de rasoir. On se comprend finalement assez facilement.

 

Il commence, il est très rapide et très efficace. Je ne comprends rien à la coiffure mais je pense qu’il a opéré différemment qu’en France.

 

Je me demande vraiment quand est le shampoing que j’ai payé mais je comprends bien que ce sera après la coupe. Ce qui n’est pas plu idiot. Les cheveux ont besoin d’être propre après la coupe lorsque c’est fini.

 

IL me coupe les cheveux exactement comme je voulais. Le résultat est très probant. IL demande à son assistante de me raser un peu. Alors avec le rasoir comme dans les westerns parce que en effet, les coiffeurs sont aussi barbiers encore aujourd’hui au Japon. Ok pas de problème.

 

C’est fini. Enfin le shampoing. Alors là  surprise le siège n’est pas comme en France, il faut se pencher en avant et puis on nous fait le shampoing. Je suis totalement noyé, j’ai un peu du mal à respirer. On me relève, on me nettoie.

 

Je me rassois. Le coiffeur m’applique une lotion sur les cheveux puis me les sèchent.

 

Ca y est c’est fini. Je m’en vais lorsque tous les coiffeurs en cœur me dise le fameux : « otsukaresamadeshita »

 

Cette phrase mériterait un article à elle seule. En effet, c’est ce que l’on dit par exemple après une entraînement sportif et que l’on pourrait traduire par «  on s’est bien défoncé ! » mais je n’ai pas compris je « m’étais bien défoncé » chez le coiffeur…

 

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
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Mercredi 17 novembre 2004

 

Lorsque je suis arrivé au Japon, je ne savais pas trop quoi faire comme sport et pourtant il n’en manque pas. Je pensais continuer le rugby comme je le faisais en France.

 

Cependant, j’ai découvert le kendo, l’escrime japonais mais je devrais plutôt dire le sport qui a remplacé les combats de samouraïs.

 

Nous sommes allés à cour de démonstration. J’ai trouvé sur le coup tout cela violent. En effet, tout le monde crie et j’ai l’impression que cela fait mal.

 

Le sabre est en fait un shinai qui est un sabre fait de quatre lames de bambous. Le bruit vient surtout du bambou lorsqu’il cogne.

 

Je décide de m’investir dans ce sport pour essayer. On nous prête l’habit traditionnel comme dans les films de samouraïs et on teste. Mais attention, les japonais ont décidé de nous mettre à l’épreuve. Bien sur, nous n’allons pas combattre avec eux.

 

On nous met à l’écart pour apprendre les techniques fondamentales. On nous explique comment saluer, ce que l’on doit dire…

 

Ensuite on nous apprend les mouvements des pieds et des bras en totale coordination.

 

Dans ce sport, l’un des principes est de taper du pied au moment de la frappe. Les japonais ne doivent pas avoir les pieds comme nous car ils font vraiment un bruit sourd et violent. Nous nous sommes entraînés pendant trois semaines avant de réussir à avoir un bruit qui puisse se rapprocher à peu près de celui des japonais.

 

Au bout d’un mois, j’ai été autorisé à intégrer le cercle. On m’a fait choisir ma tenue qui se compose d’un tablier sur les hanches (taré), d’une armure ventrale (do), d’un casque (men) et de gants (kote). Au kendo, il y a trois touches valables : celle sur la tête, sur le do et sur le kote droit.

 

Le but est donc de toucher son adversaire en évitant la contre attaque possible.

 

La première fois que j’ai mis mon casque j’ai eu très chaud. Mes pieds me faisaient mal et je n’en pouvais plus. Cela permet de travailler tous les muscles du corps comme cela. Je pense avoir réussi le petit test d’être resté et de montrer que je voulais m’investir dans ce sport.

 

Maintenant cela fait deux mois que je m’entraîne environ quatre fois par semaine. C’est parfois dure parfois moins dur mais les gens du kendo sont très sympas. Ils ne parlent pas très bien anglais mais cela permet de pratiquer le japonais. Je pense que je me sens vraiment au Japon à travers ce sport qui est né en fait après la période meiji pour continuer à pratiquer en quelque sorte de manière pacifique les règles et les techniques du samouraï.

 

Je trouve également que le geste est très beau et pur. Il faut être rapide et attentif. Mon capitaine Wakeyama m’enseigne doucement mais il me dit que je pourrais devenir champion de France. Je ne sais pas car il est difficile de pratiquer ce sport en France.

 

C’est l’un des rares sports où les filles et les garçons peuvent combattre ensemble. Je n’ai pas encore compris pourquoi alors que dans tous les autres sports la plupart sont séparés.

 

Si vous avez une réponse, je veux bien la connaître.

 

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
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Lundi 15 novembre 2004

Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi tout bas
Tu es à six heures de moi
Je suis à des années de toi
C'est ça être là-bas.

La différence
C'est ce silence
Parfois au fond de moi.
Tu vis toujours au bord de l'eau
Quelquefois dans les journaux
Je te vois sur des photos.
Et moi loin de toi
Je vis dans une boite à musique
Electrique et fantastique
Je vis en "chimérique".

La différence,
C'est ce silence
Parfois au fond de moi.
Tu n'es pas toujours la plus belle
Et je te reste infidèle
Mais qui peut dire l'avenir
De nos souvenirs
Oui, j'ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
L'amour c'est fait de ça.

Il était une fois
Toi et moi
N'oublie jamais ça
Toi et moi !

Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi là-bas.
Oui j'ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
Je pense à toi tout bas...

 

Oui sauf que moi je reste au Japon pour le moment !!!

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Lundi 15 novembre 2004

Beppu est sûrement la ville des sources chaudes de Kyushu. En effet, le caractère volcanique du Japon lui a aussi donné un élément important de sa culture que sont les onsen ou les sources chaudes.

 

Depuis des siècles, le bain est devenu un véritable rituel comme en Turquie. Si le froid purifie le corps, les sources chaudes lui permettent de se reposer et de se détendre.

 

Beppu regorge de sources trop chaudes pour pouvoir s’y baigner mais la différence géologique du lieu fait que chacune des sources possèdent une couleur particulière.

 

Le bain est un rituel au Japon. Avec les autres étudiants, nous avons décidé d’en tester plusieurs types.

 

Le premier était dans une sorte de vieux chalet aux milieux des montagnes. L’entrée était très peu chère. Les filles étaient séparées des garçons. Vous allez me dire bien entendu mais non il existe aussi des onsen mixte.

 

Après avoir acheté un savon et une petite serviette, nous nous sommes déshabillés complètement. Et oui au Japon, la nudité n’est pas un problème. Si cela se voit, cela ne se regarde jamais vraiment. Toutes les générations sont présentes : grand-père, papa et les enfants.

La particularité du bain japonais, et cela se retrouve dans les salles de bains japonaises, est que l’on se lave avant de pénétrer vraiment dans le bain. On se savonne puis un avec un jet d’eau on peut se rincer.

 

Ensuite on peut aller dans le premier bain qui est chaud mais pas trop, ensuite un second est vraiment bouillant. Cela vous pique surtout aux extrémités des pieds et des mains. Le moindre mouvement vous lance dans tout le reste du corps. Il est très difficile d’y tenir.

 

La sauna est un passage obligatoire avant de se délasser dans un bain à l’extérieur entouré de bambous et de grosses pierres au frais d’une belle nuit étoilée.

 

Le deuxième bain était important par rapport au bâtiment bâtit sous l’ère meiji le plus vieux bain de la ville.

 

Le troisième était par contre en pleine nature. Nous avons décidé de partir en randonnée dans la montagne pour découvrir un onsen naturel. Après seulement 1h30 de marche nous avons trouvé des sources chaudes très proche d’une rivière. C’était vraiment génial. Là nous étions en maillot.

 

A noter que à partir de Beppu, il est possible d’aller à la ville d’Usuki ancienne résidence du shogun local avec certains des plus vieux bouddhas du Japon.

 

 

 

 

 

 

 

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