Texte libre

                

 

Sylvain Morazzani

シルヴァン モラザニ

Contact - メールblogfukuokatower@yahoo.fr

 

 

 

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Images aléatoires

Jeudi 23 juin 2005

Besoin de Japon de Jean-françois Sabouret

 

Ed.seuil Avril 2004

 

 

J’ai découvert cet ouvrage en travaillant sur mon mémoire. Ce professeur de philosophie écrit très bien et je pense que j’ai vécu le japon un peu comme lui. En tout cas, je me retrouve dans beaucoup d’expériences sauf que lui a reussi à y rester.

 

Je vous donne ici quelques extraits que je trouve intéressant et que j’approuve parfois.

 

 

 

Le système Universitaire :

 

Un collègue japonais lui explique qu’il est trop dur dans la notation et qu’il faut au moins 80% de reçus aux examens. Le français se plaint et le japonais répond :

 

« Ce qui est important au Japon, c’est le concours d’entrée à l’université, où l’on mesure l’aptitude d’un jeune à souffrir. Il dort peu plusieurs années et ne doit penser qu’à la préparation marathon de ce concours difficile. Une fois à l’université, il faut laisser les personnes un peu libres pour réaliser ce qu’elles veulent. Si possible en dehors des cours officiels et des examens trimestriels (…) Au bout de 4 ans, une entreprise les « reprendra en mains » pour les former selon ses critères. Quatre ans de liberté, ce n’est pas si long quand on y réfléchit. Le système japonais est à l’inverse du vôtre en France. Chez vous, chaque bachelier a le droit de s’inscrire à l’université et la plupart d’entre eux vont être fatalement éliminés du système dans les deux dernières années. Permettez-moi de vous dire que votre système universitaire est violent, coûteux et faussement démocratique. »

 

 

Les arts martiaux :

 

Jean-françois Sabouret demande à des pratiquants de Kyûdo, tir à l’arc japonais pourquoi ils s’entraînent pendant tant d’heures. Réponse :

 

« pour le plaisir ; pour rester en forme ; pour mieux comprendre l’histoire japonaise. »

 

Mais aussi « surtout pour ne pas rester à la maison auprès d’une épouse que leur présence incommodait faute d’y avoir été habituée. Mieux valait sortir de chez soi, trouver quelque affaire à régler, bref ne pas entraver le chemin de Madame au moment de passer l’aspirateur. »

 

Les médias et la japanmania avant la sinomania avant…

 

Totalement d’accord avec l’auteur

 

« Il n’y pas si longtemps encore on voyait affluer des experts en système kanban, en flux tendu, en gestion des stocks « à la japonaise » avec un zeste de culture intemporelle. Nos spécialistes expliquaient gravement à des cadres européens les secrets d’un pays qu’ils avaient découvert eux-mêmes peu de temps auparavant. Combien avons-nous vu de ces Diafoirus du bagout économique, persuasifs en diable, qui vendaient fort cher leur belle science toute neuve ? Aux dernières nouvelles certains bonimenteurs ont reporté leurs immenses compétences sur la Chine et, devant un auditoire hexagonal béat, ils font doctement savoir qu’ils avaient vu monter en puissance et s’éveiller eux aussi la Chine, bien avant la mort de Mao en 76. Au moins.

 

Demain si l’économie indienne explose, ils seront là, c’est certain à exhiber leurs transparents dans quelques palais de maharadjah désargenté, sous-loué pour l’occasion. »

 

 

Les profs

 

« Issu d’une famille modeste dans une petite ville de la préfecture de Miyagi au sud de Sendaï, mon collègue était devenu professeur d’un lycée public renommé de la capitale. Mais il n’en tirait aucune fierté particulière et se disait prêt à enseigner à  toutes sortes d’adolescents, y compris dans les lycées «  à problèmes » de Tôkyô. J’imagine un professeur du lycée Henry IV ou Louis le Grand à Paris, à qui l’on demanderait, après douze ans de travail assidu dans ces établissements prestigieux, d’aller faire bénéficier les jeunes des banlieues défavorisées de ses grandes compétences. IL y aurait du bruit dans le Landerneau de la montagne Sainte-geneviève. En fait ce qui doit manquer aux brillants pédagogues des lycées de chics de Paris, n’est-ce pas un peu la pratique des arts martiaux pour muscler leur pédagogie. »

 

Individualisme, collectivisme

 

« Oui, les japonais ont des comportements très collectifs. Sur le chemin du bureau, au travail ou dans les loisirs de masse, on les retrouve souvent agglutinés ou parqués. Eux-mêmes ironisent joyeusement sur les aspects inévitables de la distraction à prix de groupe. Ils en rient, preuve qu’ils ne sont pas dupes et qu’ils l’acceptent comme un mal nécessaire et peut-être passager. (…) On décèle au Japon une « logique du bricolage » permettant de s’arranger comme on peut des contraintes. Autant de règles du jeu à maîtriser pour naviguer peu à peu sans encombres dans le chemin d’une vie. »

 

Education

 

L’auteur rencontre un journaliste. Ils ont une discussion profonde. Ils en arrivent à parler des écoles où les japonais nettoient eux-mêmes les salles de classe. Notre auteur français lui explique à l’inverse que des agents d’entretien s’en occupent en France. Réaction immédiate et cinglante du japonais qui pour lui l’école doit fermer des personnes à la vie en société en commençant par le respect de l’espace public :

 

« Je comprends mieux maintenant pourquoi il y a tant de crottes de chien dans la rue à Paris. Ces choses-là s’apprennent dès l’école. IL y a trois ans, je suis venu dans votre pays à Paris pour réaliser une série sur les restaurants de paris en vogue chez les japonais. C’était bien payé. C’était excellent et sympa, mais alors : que vos rues sont sales. »

 

Jean-françois Sabouret : « En général, la rue japonaise est sûre et propre. Et l’école japonaise, qui n’a pas que des mérites, loin de là, offre au moins celui d’éduquer chaque personne au respect de l’espace commun, ce bien public. »

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 18 juin 2005

 

 

Voilà, je reprends le clavier pour raconter mon retour en France. Je ne voulais pas au départ. Je ne savais pas quoi raconter. Je pensais que c’était la fin d’une aventure. Cependant, il faut faire un bilan de ce retour en France.

 

Il faut commencer par dire qu’il a été très dur de quitter le Japon. C’était très triste. Le voyage ne s’est pas bien pensé à cause d’un problème de bagages. J’espère que cela s’arrangera vite.

 

Je suis rentré en France et j’ai découvert le référendum avec le non, un nouveau gouvernement. Je suis rentré dans mon appartement avec ma famille. Je suis content de les avoir revu mais bon je le savais ça à l’avance. Après 15 jours, je vais plutôt bien. J’ai revu quelques amis. Je suis content. J’ai beaucoup de choses à faire donc du coup, j’ai du mal à penser au japon. J’y pense beaucoup lorsque je me couche. Mais je fais très attention car je ne met pas de musique et j’essaye de regarder le moins les photos. J’ai quelques nouvelles de mes amis. Cela fait plaisir. J’ai toujours l’impression d’avoir rêvé ou d’avoir perdu la mémoire. Je vois des gens à la télé que je ne connais pas. On parle de faits que je ne connais pas non plus. C’est assez étrange.

 

La France et le Japon : c’est différent. Points négatifs de la France : les rues sont sales, les gens sont moins aimables, les jeunes sont toujours aussi cons, le service dans les restaurants ne sont pas très bons. Points positifs de la France : une architecture beaucoup moins agressive, la nourriture, moins de stress.

 

Forcément ensuite je me pose la question de l’intérêt de ce blog. Je vais essayer de continuer d’analyser la société japonaise. J’ai également un nouveau sujet de mémoire grâce à un très sympathique professeur. Cela m’intéresse beaucoup. J’espère que c’est faisable et que je pourrais trouver de bonnes sources. Si vous avez la moindre idée ou source, n’hésitez pas.

 

Le sujet : « Les investissements directs du Japon dans les pays de l’Union Européenne »

 

Je suis allé également voir un club de kendo à puyricard. C’était sympa. L’accueil a été très bon mais forcément mon niveau et mon apprentissage s’est fait complètement à l’envers par rapport à une formation normale. Je n’ai pas appris les kata alors que je suis capable de faire des matchs et que j’ai une technique plus grande. Le problème est que le club est un peu loin d’aix et que je n’ai pas de voiture. Il faut que je trouve un moyen pour m’arranger. Je verrais je pense à la rentrée mais j’irais de temps en temps pendant les vacances.  Mon club japonais m’a offert le bogu. Je n’ai pas ramené de shinaï mais c’est vraiment très cher ici. Je ne sais pas comment faire non plus.

 

A bientôt

 

 

par Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
hebergement site web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus