Texte libre

                

 

Sylvain Morazzani

シルヴァン モラザニ

Contact - メールblogfukuokatower@yahoo.fr

 

 

 

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Images aléatoires

Mardi 4 octobre 2005

Télé-réalité: une star japonaise apprend la cuisine dans un restaurant normand --par Frédéric Veille--

AP | 04.10.05 | 14:21


HEUGEUVILLE-SUR-SIENNE, Manche (AP) -- Devant les caméras d'une célèbre émission de télé-réalité japonaise, l'acteur nippon Shingo Tsurumi est en apprentissage toute la semaine au restaurant "Le Mascaret" à Heugueville-sur-Sienne (Manche) pour apprendre à cuisiner le homard.
L'une des vedettes l'an dernier du film "Dead or Alive" de Takeshi Miike, Tsurumi est une star au Japon. Mais dans les cuisines du restaurant de Philippe Hardy, ce n'est qu'un apprenti. Sauf que pendant une semaine, cet apprenti un peu particulier doit, pour les besoins de l'émission, relever le défi de savoir cuisiner le homard.
"Le homard est un mets de luxe", reconnaît l'acteur qui a revêtu son tablier et qui écoute, via une interprète, les conseils du maître cuisinier pas trop perturbé par la présence des techniciens de la télé qui ont investi mardi sa cuisine.
L'émission, qui passera en novembre prochain sur la chaîne TBS, s'appelle "Sekaï Ururun Taïzaiki" (Histoire touchante d'un séjour dans un monde étrange) et attire chaque dimanche à 21h plus de 15 millions de téléspectateurs. "Un chiffre qui fait rêver", avoue dans un sourire Philippe Hardy qui avait présenté quelques-unes de ses recettes sur la défunte chaîne Gourmet TV.
Ce n'est pas la première fois que l'émission japonaise pose ses caméras en France. Par le passé, d'autres participants sont venus apprendre à faire du pain, de la confiture, apprendre le métier d'esthéticienne. "Notre défi, c'est de nous mettre dans la peau d'un apprenti quelque part dans le monde et d'apprendre en une semaine", explique Shingo Tsurumi.
"Mais c'est plus dur que le métier d'acteur car, du matin au réveil jusqu'au coucher le soir, j'ai sans cesse un micro et une caméra braqués sur moi", ajoute l'acteur âgé de 40 ans qui regrette "ne pas avoir le temps de visiter la France, un si beau pays, un modèle de démocratie".
En cuisine, au côté de Philippe Hardy, Tsurumi est attentif. "Regarde, tu dois le découper comme cela", dit le chef, le homard entre les mains. "Ensuite, je lui apprends à faire son fonds de sauce au jus d'étrilles, ainsi que les temps de cuisson".
"Shingo est un très bon élève et la barrière de la langue n'est pas un obstacle", reprend Hardy, honoré de cette présence étrangère très médiatique. "En plus, Shingo m'a dit qu'au Japon, le homard se cuisinait avec des algues. Je pense que d'ici la fin de la semaine, nous allons essayer cette recette".
En attendant et entre deux prises de vue, l'acteur joue aussi les curieux. Lundi après une sortie en bateau pour aller pêcher le homard, Tsurumi s'est rendu dans une ferme locale pour voir comment était fabriqué le beurre de baratte. "Ici, je suis loin de la vie mouvementée que nous pouvons avoir au Japon".

Source: nouvel observateur

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 3 octobre 2005

Gagner ne fait pas qu'il a raison

La haute court d'Osaka a considéré que les trois visites du premier ministre Koizumu étaient inconstitutionnelles. La cour a ainsi affirmé qu'il y avait une violation de l'article 20 section 3 de la constitution qui interdit toute éducation religieuse ou n'importe quelle activité religieuse par l'Etat ou ses organes.

Le jugement intervient un jour après un décision de la cour de Tokyo qui a renvoyé la demande de 39 plaignants qui avaient demandé des dommages pour la visite de Koizumi au temple en 2001. Cela fait suite à un même type de jugement rendu par la cour de Fukuoka en avril 2004. Techniquement, Le premier ministre a gagné son procès puisque aucune réparation n'a été accordé aux plaignants qui clamaient d'une peine psychologique suite à la visite.

Après être devenu premier ministre, Koizumi a décidé de visiter ce temple qui est un mémorial de 2,46 millions de morts de la guerre mais également de 14 personnes inculpées de crime de guerre de classe A.

Si le premier ministre visite encore le temple, il va à l'encontre de sa déclaration du 15 aout reconnaissant encore une fois le colonialisme et l'invasion sur l'Asie de l'est avant et pendant la seconde guerre mondiale.

La question est de savoir si la visite au temple est d'ordre personnelle ou officielle. La court a jugé nulle la demande pour des compensations matérielles car elle a jugé que l'acte de Koizumi n'avait pas pour effet de forcer leur esprit ou de les encourager à visiter le temple.

Le premier ministre a affirmé qu'il ne comprenait pas l'inconstitutionnalité de son acte. Cependant, il est vrai qu'il faut noter que le Japon est passé en droit d'une nation où la souverainneté était détenu par l'empereur et où le Shintoism d'Etat avec le temple yasukuni au centre à une nation avecune souverainneté populaire et où l'intervention de l'Etat en matière religieuse est interdite.

Source: Japan times

Pour information: article 20 de la constitution: La liberté de religion est garantie à tous. Aucune organisation religieuse ne peut recevoir de privilèges quelconques de l'État, pas plus qu'elle ne peut exercer une autorité politique.

Nul ne peut être contraint de prendre part à un acte, service, rite ou cérémonial religieux.

L'État et ses organes s'abstiendront de l'enseignement religieux ou de toutes autres activités religieuses.

Article 89:

Aucun denier public, aucun bien de l'État ne peut être affecté au profit ou au maintien d'une institution ou association religieuse, quelle qu'elle soit, ou d'une entreprise charitable, pédagogique ou bénévole échappant au contrôle des pouvoirs publics.

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 3 octobre 2005

Les gosses japonais parlent de leur bataille pour l'identité

Dans la salle 611 de la cour de Tokyo, une jeune fille de 11 est appelé pour témoigner devant les juge.

" Mon nom japonais est Jurain Arashiro mais mon nom sur le passeport est Julie-Anne Chittum. J'ai écrit mon nom en Kanji moi-même" (NDLR: au Japon lorsqu'on change de nationalité, on se doit de japoniser nom) Elle a expliqué les trois kanjis qu'elle a sélectionné pour écrire son nom. Ainsi, trois femmes philippines accompagnées de leurs enfants ont témoigné à cette audience. En exigeant du gouvernement qu'il identifie leur  nationalité japonaise, Jurian et huit autres enfants japonais-philippin ont introduit le 12 avril le premier recours d'action du pays sur ce problème. Leurs défenseurs et avocats croient qu'ils sont seulement la partie visible de l'iceberg. Il y a un véritable groupe social d'enfant illégitimes nés d'un père japonais mais d'une mère étrangère.

En vertu de la loi courante, une enfant illégitime de cette nature est habilité à avoir la nationalité japonaises seulement si le père le reconnait avant la naissance. Une fois qu'il naît, le bébé prend la nationalité de la mère à moins que les parents ne se marient légalement - une règle que beaucoup d'avocats discutent car disminatoire pour les enfants.

Ce problème est devenu particulièrement significatif dans les années 90 avec l'arrivée de femmes étrangères au Japon bénéficiant d'un visa de travail "loisir". La majorité venant des Philippines travaillent dans des clubs comme hôtesses(NDLR: call-girl, prostituées, strip-tease...)

Aucune statistique ferme n'est disponible, cependant en 2001, selon le ministère de la santé, du travail et de l'assistance sociale, il y avait 5510 naissances de mères philippines dont 4821 légitimes. La différence est donc de 689.

De plus, les femmes étrangères avec des enfants illégitimes non reconnus sont sujets à la déportation.

Engager une procédure judiciaire place un fardeau considérable sur les épaules des femmes. Presque toutes les mères impliquées ont eu besoin d'un prêt pour faire l'examen d'ADN permettant de trouver le père et un autre prêt pour le procès sur la nationalité.

"quand un enfant est encore un bébé, une mère comme nous est bien aussi longtemps qu'elle à une résidence et un travail" dit la mère de Jurian, Charlotte "mais le problème commence quand l'enfant grandit. Il faut répondre à des questions."

"Nous,mères, n'avons pas besoin de la nationalité japonaise. Nous voulons retourner aux Philippines quand nous serons vieilles. Mais je ne peux pas amener ma fille avec moi. Elle parle seulement japonais et connait la vie au Japon. Elle ne se sentirait pas bien aux Philippines. Si je vais à nouveau aux philippines, je devrais laisser mon enfant seul et je me sentirais seule et pleine d'inquiétudes.

Loretta Ligon est mère d'un garçon de 9 ans:

" A moins de trouver une solution aux problèmes maintenant, mon fils, qui doit déjà faire face aux critiques à l'école, fera face à bien plus de difficultés à l'avenir. Il a été identifié par ses camarades comme n'étant pas japonais. Il n'a pas confiance en ce qu'il est. Je suis inquiète de savoir s'il pourra s'adapter à la société japonaise une fois adulte.

Selon Rieko Ito du réseau des citoyens pour les enfants philippins japonais, le problème principal pour ces mères est de trouver le père et d'obtenir un soutien financier pour l'enfant. Ils sont peu coopératifs.

"Mais pendant que les enfants vieillisent et commence à aller à l'école, les mères font face à des problèmes qui les inquiètent y compris la discrimination.

Pour ces enfants, le ministère de la Justice se réfugie derrière la loi qui offre assez peu d'options pour résoudre leur demande. "A partir du moment ou les parents se marient, ils peuvent obtenir la nationalité japonaise" selon le représetant du ministère Ryoji Izumoto

Mais l'autre souci est qu'il est parfois impossible d'y avoir un mariage. Dès que la femme est enceinte, le père coupe le contact car la plupart du temps il est déjà marié. Le fait de procéder à un test ADN et une procédure d'identification montre bien qu'elles ne peuvent espérer le mariage.

Izumoto indique alors une autre solution: la naturalisation

Mais Yasuhiro Okuda est en désaccord avec cette solution. " La naturalisation ne peut pas être un salut pour ces enfants et la cour suprême a mentionné cela dans des décisions précédentes bien qu'elle conclue que la loi soit constitutionnelle."

Puisque les demandes de naturalisation sont à la discrétion de l'administration, les enfants philippo-japonais peuvent être rejetés.

Selon ce professeurs aucune cour  n'a jamais renversé une décision du gouvernement pour le refus de naturalisation. "La naturalisation est un processus soigneux et long. Si elles ont assez d'argent, elles peuvent embaucher un administrateur mais elles devront passer une série d'enquêtes.Cette option est donc irréaliste pour des femmes étrangères, célibataires et qui travaillent. Aucune autre nation n'a un système comme le japonais qui trace la ligne de la citoyenneté entre la reconnaissance du père de sa paternité avant la naissance et après."

L'angleterre avait du réformer son système après qu'un rapport des Nations-Unies est trouvé le système discriminatoire. Ce même rapport s'est inquiété de la situation au Japon.

Okuda affirme que le quart des 241 enfants aidé par des centres d'aide à l'enfance étaient en 2001 des enfants avec un père japonais et une mère étrangère. "Aucun d'eux n'a bénéficié de la reconnaissance de leur père avant la naissance. Un grand nombre d'enfants sont laissés dans cette situation mais la plupart reste silencieux."

Source: Yomiuri Shinbun 2octobre 2005

 

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 1 octobre 2005

Je suis désolé de ne pas avoir donné d'informations sur ce formidable tournoi. En voici un bref résumé mais vous trouverez encore plus d'informations sur le site sumofr.net.

La yokozuna a perdu le premier jour contre Futeno, l'espoir japonais. Les blessures de plusieurs sumos se sont multipliés. Ainsi, le bulgare Kotooshu, assez impressonnant, enchaine les victoires. Asashoryu, le yokozuna, a encore perdu une match.

Il a fallu attendre les trois derniers jours pour connaitre l'issue du tournoi avec surtout le match kotooshu contre asashoryu. C'est le lutteur mongol qui a gagné. Ainsi, Kotooshu n'était plus que devant avec une seule victoire.

Le samedi, Kotooshu est sorti tout seul du cercle avec son pied gauche. C'est une énorme erreur mais il a voulu tellement bien faire face à un lutteur modeste. Asashoryu a par contre gagné son combat contre un Ozeki, le rang de grand champion.

Le dimanche, dernier jour, les deux concurrents sont à égalité. Le premier à s'avancer sur le dohyo est kotooshu. Il gagne son combat contre un ozeki. Puis, c'est asashoryu qui gagne encore plus facilement son combat. Le premier impact et une gifle a fait tomber l'ozeki.

Il y a égalité après 15 matchs. Que se passe-t-il? Et bien c'est un nouveau match dit kettei-sen, un sorte de play-off.

Les deux lutteurs se saluent à nouveau avec un enjeu important: soit asashoryu gagne et ainsi il aligne 6 tournois gagnés d'affilé, chose qui n'avait pas été réalisé depuis des années; soit Kotooshu gagne son premier tournoi et devient le premier européen à réaliser cet exploit. En plus, il se rapproche du grade d'ozeki.

Finalement, c'est le yokozuna asashoryu qui pousse le bulgare hors du cercle. Il a le sourire. C'est un véritable camouflet pour tous ceux qui pensaient mettre fin au règne du nouveau gengis khan.

On se donne rendez-vous en novembre pour mon tournoi préféré s'il en est le Kyushu Basho dans la formidable ville de FUKUOKA

Résultats: d'abord le nombre de victoires puis le nombre de défaites

Yokozuna Asashoryu: 13-2 + 1 victoire de kettei-sen; vaincqueur du tournoi

Ozeki Kaio: 0-4 Abandon

Ozeki Tochiazuma: 10-5

Ozeki Chiyotakai: 10-5

Sekiwake Kotooshu: 13-2 + 1 défaite en kettei-sen; Prix du courage

Sekiwake Wakanosato: 4-3 Abandon

Komusubi Kotomitsuki: 9-6

Komusubi Futeno: 5-10 déception de la part de lutteur

Maegashira:

M1 Miyabiyama: 6-9

M1 Hakuho: 9-6

M2 Kakizoe: 7-8

M2 Kokkai: 5-10

M3 Dejima: 7-8

M3 Kyokutenho: 10-5

M4 Iwakiyama: 7-8

M4 Kyokushuzan: 4-11

M5 Takamisakari: 5-10

M5 Aminishiki 7-8

M6 Kotoshigiku: 7-8

M6 Tokitenku: 7-8

M7 Hokutoriki: 8-7

M7 Kaiho: Non présent

M8 Tosanoumi: 6-9

M8 Tamanoshima: 11-4

M9 Takekaze: 7-8

M9 Tamaasuka: 4-11

M10 Asasekiryu: 5-2 abondon

M10 Roho: 8-7

M11 Ama 9-6

M11 Toyozakura: 4-11

M12 Hakurozan 7-12

M12 Ishide 7-8

M13 Kotonowaka 8-7

M13 Tochisakae 5-10

M14 Jumonji 6-9

M14 Tokitsuumi 4-11

M15 Takanowaka 9-6

M15 Wakatoba 8-7

M16 Kasugao 7-8

M16 Kisenosato 12-3, prix du courage, à surveiller de très près. A failli concourric pour le kettei-sen

M17 Tochinoada 7-8

M17 Shimotori 8-7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 1 octobre 2005

La PS3 sortira d'abord au Japon

Le site allemand Gamefront rapporte que l’actuel directeur de Sony Howard Stringer a confirmé le lancement de la PS3 au printemps 2006, soit nettement plus tôt que ce qu’avaient prévu bon nombre d’analystes. Il se dit également que la console de prochaine génération sera d’abord commercialisée au Japon. Les lancements européens et américains suivront à la fin de l’année ou début 2007.

La console de Sony est particulièrement attendue au pays du soleil levant puisque selon une enquête réalisée auprès de 500 hommes et autant de femmes, 72.3% ont affirmé qu’ils achèteraient la PS3. Après avoir essuyer un échec sur les terres de Sony avec la Xbox, Microsoft espère que l’histoire ne se répètera pas avec la Xbox 360. Cependant, la même enquête fait ressortir que seulement 5.8% de la population sondée est intéressée par la console du géant américain contre 29.1 pour la Revolution de Nintendo.

Sony doit maintenant confirmer sa stratégie et les dates de lancement de la PS3.

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 1 octobre 2005

- L'opposition japonaise s'est choisi comme chef un jeune néo-conservateur de 43 ans, Seiji Maehara. Son élection intervient une semaine après sa débâcle électorale face au parti du Premier ministre libéral Junichiro Koizumi.
M. Maehara a été élu d'extrême justesse à la présidence du Parti démocrate du Japon par les 194 parlementaires du PDJ, principale force d'opposition qui regroupe des dissidents libéraux et d'anciens socialistes.
Il a gagné de deux voix seulement. Seiji Maehara, spécialiste des questions de sécurité et de diplomatie, avait l'appui de la jeune garde du parti. Son adversaire était un avocat de 58 ans, Naoto Kan, issu de la gauche associative et ancien militant des années 1960.
M. Maehara a promis de transformer le parti en un groupe de «combattants». «Reconstruire le PDJ est la seule façon de réhabiliter la démocratie au Japon», a-t-il également plaidé. Il s'est engagé à «présenter systématiquement des mesures alternatives sur les questions politiques majeures».
Relativement peu connu, il est le responsable des affaires de défense au sein du PDJ. Il est favorable à une révision de la Constitution pacifiste de mai 1947 afin de pouvoir doter le Japon d'une véritable armée, capable de participer à des opérations extérieures.
M. Maehara succède à l'ancien président du PDJ, Katsuya Okada, qui a démissionné cette semaine après la déroute électorale historique du PDJ, parti fondé en 1998. Le nouveau patron de l'opposition occupera ses fonctions jusqu'en septembre 2006, date à laquelle devait expirer le mandat de Katsuya Okada.
Le PDJ a perdu dimanche 64 sièges à la Chambre des représentants où il ne compte plus que 113 députés (contre 296 pour le PLD de M. Koizumi).

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 1 octobre 2005
cheter une chanson avec son téléphone portable, c'est possible depuis près de trois ans au Japon. Le Chaku-Uta-Full, le service de ventes de musique sur mobile de l'opérateur AU (KDDI), pionnier dans ce domaine, a enregistré son dix millionième téléchargement en juin.

 

L'aventure a commencé avec le service Chaku-Melo, qui proposait des téléchargements de sonneries, des extraits de morceaux retravaillés électroniquement. Mais c'est avec l'arrivée du haut débit mobile, permis par les réseaux de nouvelle génération (3G), que le marché a pris de l'ampleur, en 2002. Devançant ses concurrents NTT DoCoMo et J-Phone (Vodafone), AU a choisi de promouvoir la musique, avec le portail Chaku-Uta, proposant pour sonneries des extraits de chansons originales, avec une qualité de son hi-fi, pour environ 100 yens (0,73 euro).

Ce service a d'emblée bénéficié du soutien des maisons de disques. En raison des règles sur les droits d'auteur, qui n'ont plus cours dès que la partition est retravaillée ou que la voix de l'interprète n'est pas utilisée, ces majors ne tiraient aucun profit de la vente des morceaux par le Chaku-Melo. Avec l'avènement du Chaku-Uta, elles ont pu faire valoir leurs droits et profiter de la manne générée par le succès du service.

"Les cinq plus grosses maisons de disques du pays se sont associées pour créer Label Mobile, explique Pierre Mustière, du cabinet de consultants Jitex. Cette entité fournit des contenus téléchargeables par le Chaku-Uta. Comme les majors possèdent presque l'intégralité des droits sur la pop japonaise, la plus vendue, Label Mobile occupe une situation dominante."

A ce jour, près de 200 millions d'achats ont été effectués par l'intermédiaire du Chaku-Uta. L'essentiel du trafic s'est fait sur les sites gérés par Label Mobile, qui table sur un chiffre d'affaires à 22 milliards de yens (160 millions d'euros) en 2005. Sur chaque transaction, environ 90 % du montant vont au fournisseur de contenu, les 10 % restants à l'opérateur.

 

10 MILLIONS DE MORCEAUX VENDUS

 

Grâce au succès du Chaku-Uta, AU est parvenu à séduire davantage de nouveaux abonnés que le numéro un japonais, NTT DoCoMo. En novembre 2004, il a poussé plus loin avec le Chaku-Uta-Full : les clients ont eu la possibilité de télécharger des chansons dans leur intégralité. Cette nouvelle étape s'est accompagnée du lancement de nouveaux modèles de portables, conçus spécialement par Sanyo, par Casio et par Toshiba. Le prix des chansons, entre 200 et 400 yens (entre 1,5 et 3 euros) l'unité, ne semble pas dissuader les consommateurs puisque, comme l'a constaté M. Mustière, "en juin, 2 millions de nouveaux téléphones et 10 millions de morceaux avaient été vendus".

Avec cette nouvelle gamme de services, AU affirme sa volonté de faire du téléphone portable un concurrent direct des baladeurs numériques de type iPod (Apple). Au moment du lancement de Chaku-Uta-Full, le président de KDDI, Tadashi Onodera, affirmait : "Ce nouveau service ne sera pas inférieur à l'iPod en termes de qualité de son et de facilité d'utilisation."

Aujourd'hui, ce qui empêche réellement la concurrence entre les mobiles et le baladeur d'Apple est la capacité de stockage. Les téléphones, même équipés d'une carte mémoire, ne peuvent conserver plus de quelques dizaines de titres. "Cela ne devrait pas durer, précise M. Mustière. Samsung a déjà présenté des mémoires pour mobile d'une capacité de 240 chansons."

De quoi assurer l'avenir du commerce de musique sur téléphone portable, qui représente déjà au Japon plus de 10 % du marché total de la musique.

Philippe Mesmer
Le Monde
par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 1 octobre 2005
L'Exposition universelle d'Aïchi, au centre du Japon, s'est terminée sur un constat de satisfaction. Elle a enregistré en six mois 50 % de visiteurs de plus que prévu et n'a été perturbée par aucune attaque terroriste ou incident majeur.

Le prince héritier Naruhito et le premier ministre japonais Junichiro Koizumi ont présidé la cérémonie de clôture. Alors que la fête d'ouverture avait été marquée par ses ballets de robots, celle-ci a mis en vedette des humains, acteurs de kabuki - une forme de théâtre traditionnel japonais - et enfants agitant les drapeaux des 121 pays ayant participé à l'Exposition.

Parmi eux figurait la Suisse dont le pavillon, reconstituant un paysage montagneux, a été très apprécié. Environ un million de personnes y ont admiré un tableau de Hans Erni comme le passport d'Albert Einstein ou suivi en direct la reconstruction de la cabane du Club Alpin Suisse du "Monte Rosa", face au Cervin.

Aïchi passe le relais à Shanghaï, qui organisera l'Exposition de 2010. Placée sous le thème de "la sagesse de la nature", l'Expo 2005 voulait faire prendre conscience aux visiteurs de la richesse naturelle, et montrer que la technologie peut contribuer à protéger l'environnement.

Le Japon a impressionné les visiteurs en déployant des régiments de robots humanoïdes qui dansaient, jouaient de la musique, guidaient les visiteurs ou effectuaient des rondes nocturnes. L'autre succès aura été un mammouth vieux de 18 000 ans retrouvé gelé en Sibérie et exhibé dans un gigantesque congélateur.

L'Exposition, installée dans un parc forestier des environs de Nagoya, a enregistré 22 millions de visites. Selon une enquête des organisateurs, plus de 70 % du public s'est déclaré satisfait, même si beaucoup se sont plaints des interminables files d'attente pour accéder aux pavillons et même aux toilettes.

Au début de l'événement, les organisateurs ont également été critiqués pour les contrôles de sécurité tatillons. Mais, en six mois, aucun incident majeur n'est venu perturber l'exposition.

Le succès d'Aïchi aura également été d'ordre financier, puisqu'un bénéfice de 90 millions de dollars a été enregistré.

Source: www.romandie.com

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 1 octobre 2005
La plupart des Japonais ont le désir de faire l’ascension du mont Fuji au moins une fois dans leur vie. Pour plusieurs, cela représente une sorte de pèlerinage à une des montagnes sacrées du Japon. Pour certains, c’est une épreuve d’endurance et, pour d’autres, c’est un rituel de purification.

Ce cône volcanique parfaitement symétrique de presque 4000 mètres d’altitude est un volcan dormant. Malgré ce fait, ceux qui le gravissent – 35 % seraient des touristes – ne sont pas effrayés et y apprécient les vues spectaculaires. Après tout, c’est en 1708 qu’il a fait éruption pour la dernière fois et aucun ronflement, soupir ou mugissement n’ont été entendus depuis.

Certains commencent à grimper en après-midi et passent quelques heures dans l’un des abris aménagés tout au long des sentiers bien visités. D’autres commencent l’ascension suffisamment tôt le matin pour pouvoir atteindre le sommet avant le lever du soleil.

Même s’il est possible de voir des prairies toute fleuries sur la partie basse du mont Fuji, le voyageur est accueilli par un paysage volcanique de roches rouges dentelées, de différentes dimensions dans la partie supérieure. Le sentier est sinueux et devient de plus en plus à pic à mesure que l’élévation augmente.

Malgré que les sentiers soient bien fréquentés, le sable est recouvert de morceaux de pierre volcanique. Un bâton de marche est très utile et efficace pour déplacer les plus grosses pierres avant qu’elles ne vous fassent trébucher. Pendant l’été, il est possible d’apercevoir ici et là une fleur alpine qui pousse parmi les rochers, ressemblant à une véritable pierre précieuse.

Les sentiers sont assez larges pour accommoder tous les pèlerins qui sont en chemin vers le sommet. Durant la saison, qui dure du 1er juillet au 31 août, il est possible de faire une pause à l’un des abris pour savourer une bonne tasse de nouilles chaudes ou un breuvage chaud. Pour rester à coucher quelques heures dans un de ses abris, il vous en coûtera 70 $ mais il vous sera difficile de bien dormir à cause du brouhaha et du va-et-vient de tous les randonneurs qui s’y attardent. Même la nuit, il est possible de marcher sur le sentier qui se rend jusqu’au sommet puisque l’on retrouve sur les côtés une corde tenue par des poteaux qui sert de guide; néanmoins, une lampe de poche qui vous éclairera le long du chemin est fortement recommandée. Imaginez la scène invraisemblable en voyant d’en bas tous ces gens avec des lampes de poche qui se dirigent vers le sommet avant le lever du soleil.

L’exténuante montée, les différents groupes de gens souvent collés comme des sardines tout au long du sentier, le jacassement constant et le bruit des klaxons que les guides déclenchent pour tenter de rassembler leur groupe, tout ça n’est rien pour rendre la randonnée paisible jusqu’au sommet.

Avant d’arriver à la cime, il reste encore quelques marches à gravir et puis vient la porte Torii, flanquée de deux Koma Inus (chiens de garde) en pierre. Une Torii est une porte qui ouvre sur un endroit sacré ou un lieu Shinto. Un monument qui marque le passage entre le monde spirituel et le monde physique.

C’est impressionnant de constater comment tout devient silencieux aussitôt que le soleil se lève. On peut vivre quelques précieuses secondes de paix absolue alors que les pèlerins japonais demeurent immobiles, complètement absorbés dans la contemplation et la prière.

Le sommet n’est pas tout à fait exempt d’attrapes touristes. On y retrouve des boutiques le long du dessus du cratère ainsi que des aménagements d’observation. Il faut environ une heure de marche pour faire le tour du cratère.

Mais les vues spectaculaires, peu importe le moment de la journée ou les aléas de la température, en valent la peine. En se promenant le long de la crête du volcan, on peut s’imprégner de la vue panoramique qui s’étend devant nous. Le lever du soleil est sans pareil. Lentement, des nuages blancs et gris s’élèvent d’en bas, laissant une brume pendant un court laps de temps au-dessus de toute la région.

Ensuite, il est possible d’apercevoir des collines aux pentes douces et encore plus loin, la beauté de l’océan bleu. C’est une image difficile à décrire. Quand arrive le temps de redescendre, la poussière soulevée par ceux qui marchent devant chatouille le nez et recouvre les voyageurs épuisés. Cependant, lorsque l’on pénètre dans la forêt, la poussière devient une chose du passé et quand les conditions météorologiques sont moins favorables, on peut finalement se protéger des vents froids.

Si vous voulez tenter l’expérience d’une randonnée à l’extérieur de la saison officielle, vous devez aller chercher une permission de la police à la station Fujiyoshida, car il faut prévoir les avalanches, les vents violents et les tempêtes de neige. Ce n’est évidemment pas recommandé aux aventuriers non aguerris.

Avant de partir, enfilez une bonne paire de chaussures de marche et portez plusieurs couches de vêtements, amenez aussi un imperméable ainsi que des gants chauds.

Préparez un sac à dos avec de la nourriture, de l’eau, du papier de toilette, des lunettes de soleil et de la crème solaire. Les espadrilles, les shorts et les chemises à manches courtes ne sont pas recommandés, peu importe la saison.

L’ascension jusqu’au sommet peut prendre de quatre à sept heures, et la descente peut en prendre de trois à cinq. Il y a dix endroits appelés «stations» tout au long des sentiers qui donnent lieu à des paysages époustouflants. Les abris – qui ne sont ouverts que durant la saison officielle – sont localisés tout au long du sentier, mais ne sont pas très utiles pour ceux qui tentent l’expérience hors-saison.

On retrouve des chemins pavés carrossables jusqu’à la cinquième station (Kawaguchiko) où il est possible d’entreprendre le sentier Fujinomiya qui est bien balisé. Deux autres sentiers clairement balisés sont le Gotemba et le Subashiri. Cependant, il n’y a que deux façons d’atteindre le sommet : à pied ou à dos de cheval.

Un autobus peut vous conduire à la base du mont Fuji, en 2 heures et demi, à partir du district de Shinjuku de Tokyo. Une route alternative peut être empruntée en autobus à partir de Fujiyoshida, prévoyez une heure pour le trajet.

source: la grande époque

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 1 octobre 2005
Le Japon en dix-sept vues
Dix-sept auteurs francophones et japonais livrent leur vision du pays du Soleil levant au sein d’un même ouvrage : "Japon".

Il sont 17 à avoir participé au projet, neuf Français ou francophones, huit Japonais ou résidents au Japon : dans "Japon" - à paraître chez Casterman - Moyoko Anno, Aurélia Aurita, Frédéric Boilet, Nicolas de Crécy, Étienne Davodeau, Little Fish, Emmanuel Guibert, Kazuichi Hanawa, Daisuke Igarashi, Taiyô Matsumoto, Fabrice Neaud, Benoît Peeters, David Prudhomme, François Schuiten, Joann Sfar, Kan Takahama et Jirô Taniguchi racontent chacun leur vision du Japon à travers des histoires courtes.
Les Japonais y parlent de leur quartier, de la ville où ils habitent ou de leur région natale tandis que les auteurs francophones on fait le déplacement pendant une quinzaine de jours dans des villes nippones : Joann Sfar était par exemple à Tôkyô, Emmanuel Guibert à Kyôto et Nicolas de Crécy à Nagoya.
"Japon" paraîtra simultanément en français, en japonais et dans quatre autres langues en octobre 2005.

Source : Casterman

par Sylvain Morazzani publié dans : Fukuokatower, mon expérience au Japon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Blog : Collectionneurs sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus