Attention le début est barbant mais lisez tout si vous voulez comprendre
Le 12 Mai 2005, j'ai terminé mon année d'étude à l'université Seinan Gakuin de Fukuoka. Depuis ce jour, depuis la cérémonie, je suis très triste parce que nous avons terminé une année géniale et inoubliable. 7 de mes camarades étrangers sont déjà partis. Retour sur une semaine de nostalgie...

Après la golden week, nous avons commencé nos examens finaux. J'ai donc eu droit à diverses épreuves de japonais. Nous n'avions pas encore les notes que le 12 mai c'était la cérémonie de fin de cycle pour les étudiants étrangers. Cela annonçait le départ de tout le monde et la fin d'une expérience. Depuis le début de la semaine, je le savais et je sentais la nostalgie qui montait. Je faisais plus attention aux sons, aux lieux en me disant que je ne retrouverais jamais cela.
Les étudiants étrangers ont préparé leur départ et cela faisait déjà bien longtemps que les valises étaient prêtes dans certaines chambres. 12 Mai cérémonie: je décide de me mettre en costard. Je pense que c'est très important. J'avais acheté un costard en arrivant autant le rentabiliser. TOut le monde n'a pas fait pareil. Je suis quelqu'un pour qui les cérémonies comme ça font vite monter l'émotion et j'ai parfois du mal à me retenir.
Tout le monde est accueilli. Nos professurs sont là, nos amis japonais (pas tous). Le directeur de l'éducation prend alors la parole et la cérémonie commence. Je passe sur la lecture des évangiles, la chorale, le discours sur la paix. Des mots qui m'ont touché cependant. Chacun se voit remettre son diplôme. Je monte également sur la scène et salue le président en essayant de le saluer de la meilleure manière possible. J'ai appris au Kendo. Normalement, cela devrait être bon. Quelques discours en japonais des élèves et la photo de groupe.
Sean, un ami américain
Ensuite, une petite collation avec tous les professeurs et le staff de l'unviersité. Regards, moment de tristesse, derniers conseils, dernières paroles. Tout le monde fait un discours. Heuresement que j'avais bien appris le mien et que je n'ai pas été envahie par l'émotion.
Le soir, avec quelques professeurs nous sommes allés au restaurant. Nous avons bu et mangé. C'était une soirée assez sympa. On nous avait déjà developpé la photo de groupe de tous les étudiants étrangers et c'était bien. A la sortie personne ne voulait partir. Tout le monde continuait un peu à parler. Aucune envie de se quitter. Alors ben pourquoi pas un karaoké?
Parti pour le karaoké. Soirée géniale. Fin du 12 mai.
Le 13, tout le monde est triste. Les chambres de 7 personnes se vident. Les frigos sont dégivrés dans le patio de la résidence. L'eau coule et forme une petite rivière. Les souvenirs se mêlent de plus en plus dans ma tête. Je me souviens des bons moments.
Le soir, dernière soirée entre nous. Et puis les au revoir.

Alors tout ce récit barbant pour en venir à vous délivrer mes sentiments.
9 mois sont passés et c'est la fin d'une aventure exceptionnelle au Japon. J'ai rencontré des gens très intéressants. Nous avons fait beaucoup de choses entre nous. C'est la fin des vacances également puisque maintenant il va falloir vraiment travailler.
Finalement, tous les étudiants étrangers formaient une sorte de famille. Depuis que 7 personnes sont parties, j'ai l'impression d'être parti avec eux. Depuis la cérémonie, le temps s'est arreté. Je ne sais plus où j'en suis. Il est trop tôt pour faire un bilan. Donc on se quitte et cela est triste. En France, j'ai ma vie. Je savais que j'allais y revenir. Je savais par avance que j'allairs revoir ma famille et mes amis alors que là je n'ai aucune garantie de revoir ces gens et de toute façon nous ne serons pas tous ensemble à nouveau.
Les gens qui me connaissent un peu sont au courant que je ne suis pas un optimiste sur les relations humaines. C'est terriblement injuste donc de se quitter ainsi. Je suis très atttentif à tout ce qu'on me dit, à toutes les remarques. Elles m'aideront à faire le bilan plus tard. Voir tous ces gens partir m'envoie le signal également que ce sera bientôt mon tour le 1er Juin.
Dans les films, on fait souvent de long plans séquences sur les adieux mais en fait les adieux ce n'est pas ça. D'abord, on ne le sait pas toujours si c'est le moment de dire au revoir. On se dit non pas encore, je reste 5 minutes de plus puis la personne est parti sans qu'on s'en rende compte. C'est au détour d'une chanson d'un karaoké ou d'un repas à la va-vite. C'est toujours furtif sauf lorsqu'on va à l'aéroport dire au revoir aux gens ce que je n'ai pas fait.
Le vie va vite et est un sacré rouleau compresseur qui nous poursuit tout le temps. Je m'en rend compte de plus en plus. Il faut bien faire avec.
Ce soir, à la résidence, il y a un grand vide. On le sent vraiment. Les gens sont différents je trouve également. Nous partirons au fur et à mesure jusqu'au dernier. Au mois d'Aout de nouveau étudiants s'installeront. alors il nous faudra le mariage de l'un des notres pour que l'on se revoit.
Même si la résidence est une bonne et une mauvaise idée, même si on ne peut pas aimer tout le monde, même si on se reverra, je suis triste de quitter aujourd'hui des gens que j'aurais aimé mieux connaitre et avec qui j'ai passé de très bon moments. Les français, je vais les revoir, je pense. Les autres c'est plus compliqué.
bon courage à tous.